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Mes bébés

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Mon petit diablotin de pré-rentrée

Mon Chachou,

Demain tu rentres en première section de maternelle. Oui déjà, je sais ça fait déjà 3 ans qu’on se dit que c’est très loin l’école, que lorsque tu y rentreras tu seras un petit garçon avec un caractère bien trempé. On ne s’est pas trompé… surtout pour le caractère.
Cette semaine, juste avant la rentrée, tu as été insupportable (et je mesure mes mots tu imagines bien), tu m’as poussé dans mes retranchements, tu m’as donné envie de te passer par la fenêtre, j’ai eu envie de te faire mal, parce que tu me faisais mal. Mal parce que tu as la tape facile et mal parce que ta phrase préférée ça a été « j’aime pas maman » quand je te demandais pourquoi tu me tapais. Pourtant à la maison, on ne crie pas, on ne tape pas et on se fait beaucoup de câlins, alors je n’arrive pas à savoir d’où tu tires cet exemple et cette colère.

J’ai mis ça sur le compte de la rentrée qui doit te stresser, toi mon sensible. Parce que oui, je sais que derrière tes boucles blondes, tes colères, tes hurlements, tu es toujours mon bébé sensible à tous les changements. D’ailleurs cette semaine, nous avons cassé le mur entre la cuisine et le salon et cela t’a beaucoup perturbé, tous les soirs tu m’as demandé pourquoi le mur était parti et tu avais peur qu’on enlève le mur de ta chambre… J’ai même eu le droit à un coucher plein de pleurs d’angoisse à cause de ce mur. Je le sais le changement te fait peur et celui-ci en est un gros, depuis des semaines (des mois ?) on te parle de l’école, de cette étape que redoutent les parents. Tous les jours depuis 15 jours tu me demandes « et là maman elle est ouverte ma nécole ? ».

Tu en as fait des bêtises en 1 semaine, au hasard je pourrai te citer :

- Renverser un seau entier de terre sur la tête de ta sœur

- Déchirer la tapisserie de ta chambre

- Renverser le pot de chocolat en poudre

- Dessiner sur la tête de ta petite sœur (oui la pauvre elle prend cher)

- …

Tout ça bien consciemment, hein, on ne peut pas dire que tu n’avais pas vu ou que tu n’avais pas fait exprès, à chaque fois tu as attendu que j’ai le dos tourné, à chaque fois tu l’as fait après que je t’ai dit de te calmer….

 Tu as vu tu as été créatif, c’est le moins qu’on puisse dire.

Cette semaine a été difficile pour nous tous, entre les travaux et le camping à la maison que cela engendre, papa qui était parti quelques jours, l’adaptation à la crèche de Melle Potiron, les derniers achats, maman qui s’énerve beaucoup à cause de son travail…

Heureusement pour nous, la rentrée c’est demain, on va tous reprendre notre rythme, bien huilé d’ici quelques jours, un rythme rassurant qui nous portera jusqu’aux prochaines vacances.

Bonne rentrée mon lapin d’amour, mon p’tit cœur de beurre, ma tornade, mon démon à bouclettes, mon choubidou, mon amour, mon bébé.

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Une demie année de Melle Potiron

6 mois, voilà c’est arrivé la demie année est bien là ! Mais comment c’est possible ? Comment c’est possible que cela fasse déjà 6 mois que tu es dans notre vie ? Qu’à chaque fois que tu croises quelqu’un nous avons le droit à (au choix) quels beaux yeux ! ou qu’est-ce qu’elle est souriante ! Oui c’est tout toi en fait, toujours souriante, même quand je dois te réveiller, même quand ton frère t’embête un peu, même quand tu ne connais pas la personne en face et j’aime ça chez toi, autant que je l’ai aimé pour Petit Pois, pareil à ton âge (et c’est toujours le cas, monsieur a pris la manie de dire BONZOUR à tous les gens qu’il croise avec un grand sourire, forcément ça éclate les mémés qui l’adorent).

Il y a quelques jours, nous avons fait la visite de la crèche, celle où je t’ai inscrite à 3 mois de grossesse en croisant les doigts pour qu’on soit pris dans celle-ci, petite et à 5 minutes à pied de la maison. Banco, il y a quelques jours nous avons eu une réponse positive et nous avons donc rencontré la directrice. Tu n’y rentreras que fin août mais déjà cela te met un pied avec « les grands » et moi ça me fait peur. Nous sommes tellement fusionnelles pour le moment, que je n’imagine pas bien comment va se passer la séparation. Tout sera différent que par rapport à ton frère, il est allé chez une nounou, tu vas aller en crèche, il y est allé à 15 mois et toi à 10, et puis surtout à 6 mois tu dors encore avec nous… Ce qui n’était pas le cas de ton frère qui faisait déjà de bonnes nuits avec juste 1 réveil ! A chaque enfant, son histoire.

Cela dit, je dois bien avouer que ça va mieux depuis quelques temps, avec un coucher vers 20h30, ton premier réveil est à 1h du matin environ puis vers 3h et enfin 7h/7h30 en fonction de l’heure où ton frère nous rejoint le matin. Alors oui j’aimerai bien que tu fusionnes bien vite ces 2 réveils rapprochés qui parfois piquent un peu mais je te laisse aller à ton rythme, je te fais confiance.

Le journée est quasi réglée comme du papier à musique, une sieste à 9h et une sieste à 13h, puis un petit roupillon sur papa ou sur moi vers 18h. Le reste du temps tu arpentes le salon en marche arrière ou à coup de traction avec les bras. Tu te mets dans la position du 4 pattes mais heureusement pour nous tu n’as pas encore compris comment avancer comme ça, parce que je sens que ça ne va pas tarder. Tes balancements dans cette position me montrent que bientôt tu nous rejoindras dans toutes les pièces ! Je suis toujours convaincue par la motricité libre et ta dextérité à descendre un matelas sans te faire mal mais en plaçant bien les genoux l’un après l’autre, ou à te déplacer, me montre que, une fois encore, ce mode de fonctionnement est le meilleur et que pour rien au monde je n’aurai envie de te contraindre à faire quoi que ce soit que tu ne saurais pas faire seule.

2 petites dents ont perçu 2 jours avant tes 6 mois, elles nous embêtaient depuis quelques semaines déjà et voilà boum ça y est ça a percé ! Côté alimentation, on commence doucement, mais alors vraiment doucement… On a tenté le brocoli, la carotte, les haricots verts et le céléri, bon 2/3 cuillères mais pas plus. On a tété un bout d’orange, de poire et de pomme, forcément no soucy hein. Donc on continue comme ça doucement… En relisant les 6 mois de Petit Pois, je me rends comme comme c’était différent, le fait de suivre ce que le pédiatre avait dit, le lait en poudre qui s’était invité en plus de l’allaitement et la diversification qui c’était déjà bien mise en place.

Pour l’allaitement, on continue en exclusif (si on enlève les 2 cuillères de légumes que je lui donne parfois), ça nous réussi très bien puisqu’on peut dire que tu prends (très) bien du poids. C’est toujours à la demande et ça te permet souvent de t’endormir, même si tu sais aussi le faire seule je l’ai remarqué plus d’une fois. Je n’ai pas du tout envie d’arrêter d’allaiter cette fois-ci, je suis peut-être encore mieux préparé, mieux dans mon corps et dans ma tête. Je n’ai eu aucune réflexion pour le moment, même quand j’ai demandé à la crèche s’il était possible d’apporter du lait maternel à la rentrée. Donc aucune raison de s’arrêter pour le moment, pas d’objectif, juste l’envie et le jour où elle partira on s’arrêtera tranquillement sans problème <3

En fait, j’ai l’impression que tout roule avec ma poupette, tu t’es parfaitement intégré dans notre famille, dans ta famille, tu es mon petit rayon de soleil, enfin résultat ça m’en fait 2 parce qu’on n’est pas en reste avec ton frère qui t’adore et qui veut toujours savoir où tu es, ce que tu fais et si tu peux venir à côté de lui. Pas un repas ne se passe sans qu’il te rapproche de lui pour manger… J’espère que cette complicité grandira, je ferai tout pour en tout cas.

Bon moiniversaire mon amour, ma poupette, mon bébé, ma mimoucha.

Loup-cauchemar
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1,2,3 ouf les loups sont partis… Gérer les cauchemars.

Depuis quelques jours, Petit Pois est entré dans une phase où la nuit lui fait un peu peur. J’avoue qu’à partir du moment où il a fait ses nuits, les couchers ont quasiment toujours été simples, je n’ai jamais eu à me plaindre de ça : une histoire, un bisou et bonne nuit. Et puis depuis quelques jours, il me dit « reste avec moi maman, allez un petit peu », j’ai le droit à de nombreux câlins avant de le laisser (ce qui n’est pas trop son genre d’habitude) et surtout 3 fois il s’est réveillé vers 3/4h du matin en criant : L’ARAIGNEE, L’ARAIGNEE !!!!! La première fois son père y est allé et l’a à moitié réveillé en le remettant dans le lit du coup il a encore plus hurlé et ne voulait plus qu’on le touche et les autres fois j’y suis allée après avoir lu qu’il valait mieux quasiment ne rien faire, juste lui poser la main sur la tête pour le rassurer et que souvent il se rendormait comme ça.

Du coup, la nuit dernière quand je suis arrivée dans sa chambre et que j’ai entendu hurler L’ARAIGNEEEEEEEE, j’ai posé ma main et je lui ai dit tout bas « c’est bon maman a chassé l’araignée elle n’est plus là tu peux dormir tranquille ». Et hop dodo.

Le soir, maintenant il nous dit qu’il y a des loups dans sa chambre. La première fois j’ai dit qu’il n’y en avait pas, bah oui tu vois bien y’a pas de loup de ta chambre. Puis je me suis souvenue que moi, petite (mais un peu plus grande quand même genre 6/7 ans) j’avais toujours l’impression qu’il y avait qqun dans ma chambre, sous mon lit et le fait que ma mère me dise que non il n’y avait personne, ça ne me rassurait pas du tout au contraire, je me disais qu’elle ne les voyait pas et ne me comprenait pas. Du coup, en me souvenant de ça, je me suis dit que ça ne servait à rien de dire ça mais plutôt d’aller dans son sens. Ca fait de super conversation du soir :

« Maman y’a des loups dans ma chambre

- Tu veux que je leur dise de partir ?

- Oui veux qu’ils soient pas là

- Ok, alors les loups je vous préviens Petit Pois est fatigué et a très envie de dormir, donc vous partez TOUT DE SUITE de sa chambre sinon ça va mal se passer hein.

- Ils sont partis ?

- Attend : 1, 2, 3 (je souffle dans la chambre), voilà les loups sont partis, hop on est tranquille.

- Merci môman, à demain »

J’ai l’impression que du coup il est calme et surtout rassuré, on n’a pas de cauchemar à la suite. Je trouve ça fou ces étapes du développement en fait, parce qu’il suffit de lire quelques phrases dans un bouquin pour te rendre compte à quel point c’est « normal », « classique » et logique que les enfants passent par cette phase (pas tous hein, mais du moins s’ils y passent faut pas s’inquiéter). Souvent c’est pour extérioriser quelque chose de la journée, pour évacuer une image ou un stress, comme nous d’ailleurs avec les cauchemars ou les rêves, sauf qu’ils en parlent à voix haute et que nous parfois on n’ose pas dire qu’on a rêvé qu’on se faisait poursuivre par des corbeaux géants (ah si je viens de le dire… bon bah oui j’ai rêvé que je me faisais poursuivre par des corbeaux géants et purée j’ai bien flippé sa mémère).

Et toi, tu gères comment les couchers entre les loups, les serpents, les chiens et les araignées (il parait que ce sont les 4 peurs principales des enfants) ?

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5 mois de toi

5 mois que tu es arrivée dans nos vies

5 mois d’allaitement sans avoir envie pour le moins du monde d’arrêter là

5 mois que tes yeux bleus en amande font chavirer mon coeur (et celui de tous ceux que tu croises d’ailleurs)

5 mois que ton sourire me fait sourire, que tes larmes me font pleurer et que tes cris de joie m’éclatent !

5 mois et depuis 1 mois tu te retournes sur le dos et sur le ventre sans souci, que tu arpentes ta chambre en poussant sur tes jambes et que tes fesses commencent à remonter pour partir en 4 pattes.

5 mois et la complicité avec ton frère s’installe qui veut absolument te passer ses jouets (Potiron elle veut zouer avec moi !)

J’ai bien du mal à me détacher de toi, je l’avoue aujourd’hui… Peut-être que quelque part ça m’arrange que tu te réveilles toutes les 2/3h pour te blottir contre mes bras dans la nuit, peut-être que je sais que tu seras notre dernier bébé qui sait ? Peut-être que je sais aussi que ça passe si vite qu’à 2 ans et demi on a déjà plus trop besoin de sa maman parce qu’on veut faire « touseul » et que je ne peux pas imaginer que dans 2 ans tu voudras toi aussi faire « touseul »…

Avoir un deuxième bébé c’est aussi ne plus écouter les conseils de tata janine, les vieux dans les bus et ceux qui te disent de faire si ou faire ça. Avoir un deuxième bébé c’est en profiter encore plus parce qu’on sait que le temps file. Avoir un deuxième bébé était une évidence et quand je te vois aujourd’hui je sais que sans toi ma vie n’aurait pas été pareil.

Bon moiniversaire ma Potiron

PS : Et en plus tu portes si joliment les bandanas bavoirs JuLiCha que môman fait pour toi ^^

 

Photo issue du site LLLFrance
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Frères de lait, l’allaitement dans les années 30

Photo issue du site LLLFrance

Lorsque j’ai accouché de Petit Pois, ma belle-mère m’a demandé si j’allais le « nourrir ». Sur le coup, ça m’a fait rire parce que je ne me voyais pas le laisser mourir de faim ce pauvre petit bébé. Je lui ai dit que j’allais l’allaiter, tout simplement. Puis les jours passaient et je l’entendais dire au téléphone à untel ou untel « Oui oui Julie nourrit son petit ». Je trouvais ça vraiment bizarre, comme si, si j’avais choisi le biberon je ne l’aurai pas nourri (elle qui n’a pas allaité en plus).

En fait, lorsque je lui en ai parlé et surtout quand j’en ai parlé avec mon beau-père, j’ai compris qu’ils avaient gardé dans leur « patois » le sens premier : nourrir / nourricier / nourrice, celle qui nourrit avec son sein. De là, comme j’étais intéressée mon beau-père, qui est né en 1932, m’a raconté qu’à l’époque il était bien difficile de nourrir les enfants autrement qu’avec le lait maternel car les préparations n’existaient pas encore. On entendait que dans le village voisin, telle famille avait du nourrir son bébé au lait de vache (directement à la source hein) et que le petit n’avait pas survécu. A cette époque, le lait de vache était donné pur, sans traitement, et bien entendu les enfants n’étaient pas du tout préparés à recevoir ça si petit.

Alors quand une maman ne pouvait pas allaiter pour X raisons, parce qu’elle était sur les champs, parce qu’elle n’avait pas assez de lait pour toute la famille (14 enfants dans la famille de ma belle-mère !), parce qu’elle ne voulait pas, il existait des nourrices qui donnaient le sein aux enfants des autres. J’ai donc appris que la grand-mère de mon chéri avait été nourrice, au sens où elle allaitait le fils de la voisine, en plus de mon beau-père. Les petits avaient quasiment le même âge et comme elle avait énormément de lait et que ça arrangeait la voisine, elles les allaitaient tous les deux. Mon beau-père m’a dit qu’ils avaient chacun leur sein (il ne s’en souvient pas, on lui a raconté plus tard) et qu’avec les voisins ils étaient donc frères de lait.

Cette histoire, il me l’a raconté plein de fois, il adore raconter les histoires de sa jeunesse et celle-ci j’avais envie de la partager parce qu’on ne lit plus grand chose sur l’allaitement du siècle dernier, pourtant ce n’est pas si loin à l’échelle de l’Histoire.

En faisant des recherches pour l’article du coup j’ai vu qu’il y avait jusqu’en 1936 des maisons de nourrices mais que l’arrivée des biberons et surtout de l’hygiène, avec les découvertes de Pasteur, les ont fait disparaitre. Pendant la révolution industrielle, les femmes emmenaient leur bébé à l’usine et l’allaitaient à la demande en continuant de travailler, quant à celles qui étaient au champ, elles faisaient la même chose ! Bien sûr, les biberons et le lait artificiel ont grandement aidé à cette époque-là pour l’organisation, le retour au travail des femmes (notamment pendant la guerre) mais partout dans les campagnes, il existait toujours des voisines prêtent à donner du lait pour les petits du village.

Encore aujourd’hui, avec les lactarium on retrouve cette entraide pour celles qui souhaitent donner du lait maternel à leur enfant mais qui ne peuvent pas le faire pour des raisons de santé. D’ailleurs si vous avez un trop plein de lait, n’hésitez pas à trouver un lactarium près de chez vous et à les contacter pour connaitre les modalités.

Bref, j’aime bien cette histoire et surtout j’aime bien entendre la vie d’avant, la solidarité qu’il existait dans les villages parce qu’on allait pas plus loin que les 20 km autour de chez soi :) J’aimerai bien faire un bon dans le temps pour quelques jours et voir comment c’était (et revenir hein, faut pas déconner, j’aime bien avoir internet et mon petit confort…) et je me suis demandée si moi aussi j’aurai été prête à donner mon sein à un autre enfant parce que c’est un lien particulier… en fait je ne sais pas !

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Et si je ne sollicitais pas assez mon fils ?

 A regarder les réseaux sociaux et les blogs, j’ai l’impression parfois de ne pas assez solliciter Petit Pois. Je vois par ici que c’est bien de savoir compter jusqu’à 10, je vois par là que bébé sait ranger les couleurs dans l’ordre de l’arc-en-ciel, que machin connaît par coeur l’histoire du soir ou que truc arrive à se concentrer sur son dessin (un chef-d’oeuvre bien sûr) plus de 10 minutes. Hier encore une copine m’a dit « c’est fou, (ma fille) c’est une flèche hein ! ». Je me suis dit que je devais être une bien mauvaise mère à ne pas faire à Petit Pois toutes ces activités intellectuelles pour qu’il soit prêt pour la rentrée scolaire.

Oh wait… c’est pas ce qu’ils sont censés apprendre en maternelle justement ? NON Petit Pois n’est pas pressé d’aller à l’école comme on me le demande à chaque fois. Pourquoi ? Bah parce que le concept de l’école lui est pour le moment inconnu, à part le fait d’aller chercher le fils de la nounou tous les jours à 16h et de voir sa « maicresse ». Donc non Petit Pois n’est pas pressé et moi non plus. Mais quand je regarde tous ces blogs ou photos, je me dis que si ça se trouve je ne le prépare pas « intellectuellement » à affronter cette horde d’enfants qui aura appris par coeur le nom des animaux et qui saura ranger les nombres par ordre décroissant.

Mais ma mère m’a toujours dit un truc : c’est en s’ennuyant qu’on devient créatif.

Et puis M. Geek qui est à fond dans le Machin Learning (quoi tu sais pas ce que c’est?) me certifie que plus tard ce sont les créatifs et ceux qui s’adaptent qui s’en sortiront parce que les machines ne sauront pas capables de le faire, à l’inverse de l’humain.

Alors moi ce que je vois, en regardant Petit Pois, c’est un petit garçon qui adore être dehors à planter les pommes de terre avec son père, qui ne sait pas se concentrer sur ce foutu Colorino, qui construit des choses en légo pour mieux les détruire et qui veut tout voir (d’ailleurs j’aurai du l’appeler Thomas, il ne croit que ce qu’il voit purée c’est saoulant).

En réfléchissant, j’ai trouvé 3 exemples qui finalement me disent que je fais bien de le laisser faire son apprentissage :

- Son ballon était coincé sous le canapé. Au lieu de m’appeler, je l’ai vu aller chercher un balai dans la cuisine, revenir avec, s’allonger au sol et faire passer le balai sous le canapé pour récupérer son ballon. Je me suis dit qu’il avait réfléchi à la problématique et qu’il avait trouvé une solution, seul.

- J’avais collé fièrement des stickers dans sa chambre au dessus de son lit. Un jour je suis rentrée et je ne les voyais plus, j’ai failli gueuler René (QWWWA mes stickers collés avec amûr??), mais en fait j’ai vu qu’il les avait décollés pour les recoller plus loin, petites gomettes par petites gomettes. Finalement, je l’ai félicité et lui ai dit que c’était bien mieux comme ça il avait raison (en fait c’est moche, enfin c’est pas déco quoi, mais depuis il n’y touche pas, je pense que ça lui convient mieux comme ça, le délire de l’artiste toussa…).

- Hier soir, j’étais en train de faire à manger, il a rapproché sa petite chaise de l’évier et a commencé à faire des transvasements entre le fait-tout dégueulasse rempli d’eau, la casserole dégueulasse remplie d’eau et son biberon propre… M. Geek est arrivé et était parti pour le sortir de là avant la catastrophe. Mais j’ai décidé de lui faire confiance et tant pis s’il y avait un peu d’eau partout. Au final ? Il a joué pendant 1H (oui 1H tu hallucines hein?) et m’a régulièrement dit « tavu môman fait doucement hein, tavu ? ». Et effectivement j’ai vu mon amour, pas une goutte au sol, et puis l’éponge prise dans ses petites mains pour essuyer les « bêtises ». Il s’était trouvé un jeu passionnant, sans mon intervention.

Toute la journée il est chez sa nounou, je sais qu’ils font des petites activités, qu’ils lisent des livres, qu’ils sortent au parc (qu’ils regardent un dessin animé bordel à queue ça m’énerve)… Donc le soir, le week-end et même le mercredi c’est « liberté d’apprentissage ».

Si j’ai choisi l’école privée où va aller Petit Pois à la rentrée c’est aussi parce que la directrice m’a dit quelque chose qui m’a parlé : « pour apprendre à compter par exemple, nous allons au marché, nous choisissons 3 carottes, 4 poireaux… nous rentrons et nous faisons une soupe pour le repas du midi ». Je me suis dit que cette méthode c’était Petit Pois, c’était TOUT LUI, apprendre en faisant et en lui prouvant par A+B que c’est comme ça. Rien ne sert de lui mettre des fiches sous le nez, de lui montrer les couleurs sur un Colorino (je prends ça comme exemple parce qu’il me la sorti hier pour l’éparpiller partout!), il les connaît les couleurs… Je sais qu’ils ne feront pas ça tous les jours à l’école parce que ce n’est pas non plus une école alternative, mais le fait qu’elle m’ait dit ça m’a rassuré. Petit Pois je le sens, ne sera pas du genre a resté assis sur sa chaise bien sage pour écouter que 2+2 ça fait 4 et c’est comme ça, mais il voudra voir que 2 bâtons et 2 bâtons ça fait bien 4 bâtons.

Créatif et têtu ? Oui c’est ça, tu dois être un petit mélange de ça Petit Pois

PS 1 : cet article n’est pas à charge contre les parents qui apprennent à leurs enfants à compter et compagnie hein, c’est juste que ça ne convient pas à Petit Pois, je le vois déjà

PS 2: bientôt ma nouvelle méthode pour le calmer… parce que bon les crises d’hystérie c’est encore régulier ici, il a bien compris que ça nous saoulait.